Que dit vraiment le Coran ? (partie 1/2)

« Que dit vraiment le Coran » paru aux éditions Srbs est sans conteste le livre évènement de cette rentrée. Nous avons interrogé son auteur le docteur Abou Nahla Al’Ajamî, théologien, de formation scientifique, spécialiste en sciences coraniques. « Que dit vraiment le Coran » un livre indispensable pour tous ceux qui souhaitent connaître la véritable position du Coran sur le voile, le djihad, la laïcité, la polygamie, la démocratie, les attentats terroristes etc…

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Lundi 6 Septembre 2010
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Que dit vraiment le Coran ? (partie 1/2)
par Dr Al ’Ajamî - le jeudi 4 septembre 2008


« Que dit vraiment le Coran » paru aux éditions Srbs est sans conteste le livre évènement de cette rentrée. Nous avons interrogé son auteur le docteur Abou Nahla Al’Ajamî théologien, de formation scientifique, spécialiste en sciences coraniques. « Que dit vraiment le Coran » un livre indispensable pour tous ceux qui souhaitent connaître la véritable position du Coran sur le voile, le djihad, la laïcité, la polygamie, la démocratie, les attentats terroristes etc…

Votre livre s’adresse à tous ceux qui veulent savoir ce que dit le Coran sur plus d’une quinzaine de sujets d’actualité comme notamment le voile, le djihad, la laïcité, la démocratie etc… En tant que croyant, peut-on s’exprimer au nom du Coran en toute neutralité ?

Je dirais, plus exactement, que trente des quarante questions envisagées en "Que dit vraiment le Coran" sont relatives à des points régulièrement traités ou "mal-traités" dans les médias. Conséquemment, ils ont été réactivés au sein du débat musulman ; il en est ainsi de la charia, du terrorisme, de la mixité, du mariage, mais aussi de la violence faite aux femmes, des peines corporelles, du statut exact des autres religions,etc.

Effectivement, en introduction je revendique en tant que croyant la neutralité de ma démarche. Le terme "neutralité" aurait pu paraître choquant s’il avait signifié : "Ne pas avoir d’opinion sur ce que dit le Coran", être indifférent, détaché, désintéressé. Tel n’est pas le cas naturellement, il s’agissait d’indiquer précisément l’esprit de la méthode ayant présidé à cet ouvrage.

Ceci dit, le croyant serait-il condamné à la subjectivité ? Devrait-il accrocher son intellect aux portemanteaux de la mosquée ? La raison s’opposerait-elle à la foi, et la foi serait-elle un obstacle à la raison ? L’argument de foi l’emporterait-il sur l’argument de raison ? Nous ne le pensons pas. Le musulman est adepte d’une voie d’équilibre, il se doit de vivre sa relation à Dieu et au monde en un perpétuel échange constructif entre ces deux pôles majeurs de sa personnalité, de son être. Le Coran n’a de cesse de le lui rappeler, ex : S3.V190-191.[i]

D’autre part, on peut affirmer que la neutralité du croyant est le respect dû au texte même du Coran. En tant que croyant m’est-il demandé de sombrer dans l’irrationnel ou le mythologique ? Le Coran au contraire appelle à la réflexion et à l’analyse, à la compréhension et à la préhension intellectuelle. Mentionnons par exemple : S4.V82, S38.V29, S47.V24.[ii] En ces versets Dieu invite les croyants à examiner, réfléchir et méditer le Coran et ce, en totale intelligence et rationalité.

Nous l’avons évoqué, la neutralité du chercheur est méthodologique. Nous avons refusé de compiler les avis de nos prédécesseurs ou contemporains afin de n’examiner le Coran qu’à la lumière de son contenu, le Coran par lui même. Il s’agit donc de fournir une lecture objective, dépassionnée et littérale. J’insiste sur la littéralité comme vecteur principal de sens. A cette fin, il était nécessaire de reposer la totalité du questionnement rationnellement ce qui, dans la perspective de tout musulman, implique de retourner à la source et d’examiner ce que le Coran dit réellement, textuellement. La neutralité est ici objectivité et analyse critique.

La neutralité s’imposait d’autant plus que le débat, interne ou externe, est mené en mode affectif, émotionnel, mais passion et raison ne vont que rarement de pair. Ainsi, après avoir recensé thématiquement les versets, je propose une lecture directe du sens immédiat et apparent. En effet, la convergence de sens présentée alors par les versets ainsi assemblés permet instantanément et en première lecture de déterminer la signification coranique, littéralité donc.

Autre nécessité de neutralité : cet ouvrage est aussi destiné au non musulmans et, sans sombrer dans l’apologie ou le simplisme, il convenait d’adopter une présentation la plus neutre et apaisée possible. En ce sens il rompt avec le positionnement idéologique qui caractérise notre époque. Loin de vouloir alimenter la polémique, de jeter de l’huile sur le feu de l’un ou l’autre camp, nous avons souhaité ouvrir le dialogue. Non pas en vendant le Coran à vil prix ou, à l’inverse, en versant dans la publicité gratuite, mais en fournissant un bagage clair et accessible uniquement argumenté par le Coran. La vérité est neutralité car, tout comme le Coran, elle n’a d’autre camp que le sien propre.

Néanmoins, le résultat de cette démarche n’est pas neutre. Il m’engage en tant que croyant et engage le croyant. Je veux dire par là que les résultats de cette recherche pourront surprendre le lecteur musulman qui sera parfois confronté à une nouvelle donne. Le Coran n’a pas à être conforme à nos habitudes, nos croyances, nos acquis superficiels, nos raccourcis faciles, mais il a pour fonction et mission de nous interpeller. A nous, foi et raison, de tendre vers la voie qu’il indique.

Vous appelez les musulmans à se ressourcer par le Coran en redécouvrant les définitions fondamentales de leur texte sacré « ensevelies sous la poussière des siècles et des traditions ».

Il ne s’agit pas de rejeter globalement notre héritage ni de critiquer les efforts de nos prédécesseurs, mais de déterminer précisément la nature du lien que les musulmans actuels peuvent ou doivent avoir avec le Coran.

Le Coran est la référence majeure et incontournable de tout musulman. Par définition, pour remplir cette mission le texte coranique est nécessairement intangible et permanent, mais le rapport au Texte varie selon le temps. Qu’il n’y ait pas méprise, je ne vise pas ici l’opposition entre exégèse classique et exégèse moderne, ce distinguo nous le verrons n’a pas de fondement. Mais, afin de bien entendre ce que signifie exactement cet appel, l’on se doit d’établir la constatation suivante : la relation au Coran suit schématiquement une genèse à quatre temps.

  • La première génération eut un rapport particulier avec la Révélation, un vécu quasi instantané. Le sens, pour eux, n’était ni passé ni à venir mais pleinement présent. La langue était leur, les événements mentionnés constituaient leur propre vécu, les comportements stigmatisés leur étaient personnels, les recommandations morales touchaient directement leur tissu social, etc…le message coranique était donc direct. Le Coran surgissait en leur réalité intime et de ce fait ne se posait pas pour eux la question de la marche à suivre. Conséquemment, prétendre que les compagnons firent l’interprétation de la totalité du Coran est un non sens et une affirmation idéologique sans preuve[iii].
  • Les suivants eurent une relation à la Révélation différente. Le Texte sacré leur était déjà antérieur. S’imposa alors à partir des IIème et IIIème siècles de l’Hégire l’exigence d’une exégèse, c’est-à-dire la nécessité de donner sens aux versets par des développements intellectualisants et non plus par l’immédiateté. Le processus fut progressif, et de ce fait l’interprétation du Coran a une histoire. Elle suit l’évolution culturelle des musulmans, leurs progrès intellectuels, les controverses judéo-chrétiennes, les apports de la logique d’Aristote, l’âpre débat de la scolastique (le Kalâm), les développements du Droit musulman (le Fiqh), les prises de position théologiques de divers califes, etc.

    L’essentiel à comprendre est que l’interprétation du Coran n’est pas de nature révélée, il n’y a pas en Islam de continuum entre la Révélation et les hommes par l’intermédiaire de l’Esprit Saint ! Tout effort de compréhension est ijtihâd et tout jihâd connaît victoires ou défaites. Ainsi notre passé nous a-t-il légué une pluralité d’interprétations dont la validité est relative. Ceci signifie que toute proposition d’interprétation doit être réexaminée et non acceptée par un a priori béat. Encore une fois, non un acte de foi mais un acte de raison.
  • Nous ne pouvons ici qu’évoquer la période de sclérose qui fit suite à l’expansion intellectuelle du monde musulman. Toujours est-il que le débat cessât faute de combattants, l’on ferma point les portes de l’ijtihâd mais nul plus jamais ne les emprunta. Concurremment, l’on se contenta de reproduire ou commenter les écrits de la période précédente. Conséquence attendue de ce conservatisme stérile, une nette tendance à sacraliser les textes des anciens exégètes. Au point qu’aujourd’hui encore, lorsque question est posée par rapport au sens d’un verset coranique on répond : "Considérons ce que les prédécesseurs en ont dit" !
  • Au temps présent, une telle attitude est inacceptable à double titre. D’une part, n’est de sacré que le Coran. D’autre part, un tel conformisme anti-intellectuel est la pire des méthodologies ou, en réalité, les stigmates d’une absence de méthode de lecture du Coran actuelle et adéquate. Serions-nous devenus aveugles ou analphabètes ? Les évolutions du monde actuel, les connaissances multiples, les acquis scientifiques et méthodologiques auraient-ils comme seule conséquence de rendre les musulmans déficients ? La force des uns serait-elle le poison de notre faiblesse ? Il faut cesser de s’imposer par piétisme de ne pas être, c’est-à-dire de ne pas penser notre Livre.

Quoiqu’il en soit des poussières d’antan que nous venons d’évoquer, le point commun entre toutes les lectures, passées et à venir, est ce que nous avons nommé les "définitions fondamentales". C’est-à-dire les axes constants, le sens premier du Coran. Chaque verset est un signe vecteur, il traduit une information essentielle et claire. Cette dernière est aisément et directement extractible du texte. Elle est une constante indéniable et probante, il n’est donc pas obligatoirement nécessaire, ni toujours judicieux, d’y superposer des données traditionnelles n’exprimant qu’une vision d’un monde ancien.

De ce fait, nous n’appelons pas de même à une nouvelle interprétation car cela sous-entendrait qu’il faille actualiser le Texte par la surimpression de données modernes. Pour nous il s’agit du même biais méthodologique, lequel aura comme conséquences irrémédiables de dévier pareillement les dites définitions fondamentales de leur sens plénier.

Notre lecture est littérale, répétons le, elle ne s’écarte pas du texte pour épouser un consensus ou une idéologie, elle se limite à revenir à l’origine, au sens premier, un ta’wîl[iv] étymologiquement parlant. Le Coran est vivant sous nos yeux il suffit de le lire sans aucun préjugé ou "pré-pensé" pour s’y ressourcer, pour que son sens immédiat surgisse en nous. Ce temps de lecture est fortement positif, il est obligatoirement en harmonie avec le lecteur tout comme il avait été -toute proportion gardée mais le phénomène est de même nature- pour la première génération. C’est cet équilibre entre l’être, le lecteur présent, et la compréhension du Coran que nous nommons réactualisation. Le Coran redevient ainsi porteur de sens actuels

Le Coran est-il un code juridique ou se situe-t-il avant tout dans une perspective éthique ?

Je pense que vous faites allusion en partie à ce que d’aucuns prétendent en réclamant une réactualisation. En Occident la morale est déprécie, ce terme étant par trop chargé de connotations religieuses, le ton est ainsi à l’éthique. Certains, néo-penseurs, opposent ainsi au juridique, improprement nommé Charia, une vision purement spéculative, un passe-partout éthiquement correct. D’autres, néo-conservateurs, procèdent à l’inverse et revendiquent cette même "Charia" comme seule voie morale.

L’essentiel de nos positionnements fonctionne par clivage, et cela est fort préjudiciable. Nous avons progressivement procédé à une conceptualisation selon un système binaire réducteur construisant des couples positif-négatif. L’histoire entière de notre théologie, et par conséquent de notre exégèse, est ainsi constitué : vrai-faux, croyant-incroyant, bien-mal, halâl-harâm, alliés-ennemis, etc. Le Coran serait-il lui aussi biparti ou bien constitua-t-il un tout homogène ? La réponse est claire mais la démonstration entraînerait de longs développements puisque des dizaines de versets sont relatifs à la nature de la Révélation. Il nous suffira de lire le suivant : "Nous t’avons révélé l’Ecrit porteur de la Vérité à destination des hommes. Qui en tire guidée le fera à son profit et qui s’en égarera le fera contre lui-même…tu n’es pas responsable d’eux" S39.V41.

La Vérité est un concept global, une représentation de la "Parole de Dieu" dont l’unique but est de fournir des repères manifestes à l’homme en quête de sens. Conséquemment, l’objectif premier du Coran réside en l’explication de cette Guidance, de ce point de vue l’on peut parler de contenu éthique. Le terme est insuffisant, nous l’avons dit, car en réalité le domaine de la Guidance est plus ample ; il inclut la foi en ses définitions, le culte et ses pratiques, les relations entre les êtres humains, le sens philosophique, la lecture de notre réalité… L’on pourrait ici objecter que le Droit musulman, le fiqh, fait partie intégrante de la Guidance coranique.

C’est exact, mais impose quelques précisions. Le Droit, ou ce que nous considérons comme tel, recouvre moins d’une centaine de versets, bien peu pour constituer un système législatif complet. Dans la question consacrée à la Charia et la loi révélée nous montrons que le message coranique de base a été extrapolé à l’extrême afin de "pré-texter" la création d’un corpus de Droit positif afin de répondre aux besoins de la communauté musulmane au fur et à mesure de son évolution. A bien considérer ces versets l’on se rend compte, en lecture directe et non à travers le prisme des lectures juridiques ou politiques, qu’il ne s’agit pas pour le Coran de formuler un traité de Loi mais, bel et bien, de donner un minimum essentiel de droits aux opprimés de cette génération, les femmes, les orphelins, les esclaves, les opprimés, et la nuance est de taille. S’ajoutent à cela quelques versets édictant des sanctions et semblant réellement proche d’une codification légale mais, nous y reviendrons, ces mêmes versets sont systématiquement assortis d’une très forte régulation éthique.

Il convient donc de distinguer les droits (avec une minuscule) que le Coran donna, inaliénables, et le Droit (avec une majuscule) que les hommes constituèrent à partir de matériaux éclectiques, sujets à variations. Cependant, la prépondérance du Droit musulman a été telle qu’en la réponse même à votre question, ce sujet a pris deux fois plus d’importance que l’essentiel thème de la Guidance universelle et intemporelle du Coran !

Je rappellerais que l’éthique préside au juridique c’est-à-dire qu’il n’y a pas de loi qui ne soit pas précédée d’une prise de conscience morale. Ceci est une raison supplémentaire imposant de ne pas établir, malgré tout, d’opposition entre le versant édificateur du Coran, aspect principal, et les versets improprement qualifiés de juridiques, versant secondaire. Point de construction antagonique donc, mais une juste hiérarchisation de valeur.

Le Coran est un tout cohérent dont aucune partie n’est négociable, intrinsèquement. Le musulman se doit d’en accepter la totalité mais ceci ne vaut que pour le propos réel du Coran et non pour les commentaires discutés et discutables qui y ont été surajoutés. Ici se situe l’exacte limite tout autant que les possibilités d’adaptation de notre compréhension au message coranique.

 

A suivre…

 

Propos recueillis par la rédaction

 

*La seconde partie de cet entretien sera publiée la semaine prochaine.

 



[i] S3.V190-191 : "En vérité, dans la création de l’univers, dans l’alternance des nuits et des jours, il y a vraiment des Signes indicateurs pour ceux qui exercent leur intelligence. Ceux-là même qui se remémorent Dieu, debout, assis ou allongés et qui réfléchissent sur la création de l’univers. Ceux qui disent : "Seigneur, Tu n’as point créé cela en vain. Louange à Toi, protège nous du châtiment."

[ii] S4.V82 : "N’examinent-ils pas le Coran ? S’il émanait d’un autre que Dieu, ils y trouveraient maintes contradictions." S38.V29 : "Voici le Livre béni que nous t’avons révélé afin que les hommes réfléchissent sur ses versets, et que s’y appliquent les intelligences." S47.V24 : "Ne méditent-ils pas le Coran ! Ont-ils le cœur verrouillé ?!"

[iii] Dans les résumés de notre exégèse complète du Coran à paraître sur Oumma.com nous démontrons que la totalité des sources en faveur de cette thèse sont inauthentiques. L’idée sous-tendant de telles affirmations est de vouloir, à contre raison, faire remonter la seule interprétation jusqu’aux premiers, les salafs. Or, ils n’en firent rien, ils vécurent totalement et absolument le message sans nécessairement user de la médiation interprétante. La récitation, al qur’ân, l’emportait sur l’Ecrit et cette relation avec la Révélation permet de s’en imbiber. La Parole devient proprement la chair du récitant. L’Ecrit, al kitâb, n’est que l’esprit de notre esprit, relation obligatoirement plus distancée. De nos jours l’éloignement de l’origine est maximal et impose d’autant plus le recours à l’exégèse.

[iv] Ta’wîl est le terme coranique désignant l’exégèse. Le Tafsîr est d’un emploi plus tardif et indique de manière restrictive le simple commentaire. Nous en maintenons malgré tout, en cet article, l’usage.



Mots clés

Dr Al ’Ajamî

Auteur de « Que dit vraiment le Coran » et de "Quarante Hadiths authentiques de Ramadan" parus aux éditions Zenith, 2009. http://editionszenith.fr

Du même auteur, à lire sur oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article

6 septembre 2008
abed a dit :

Salam

Pour Ibn Mahjoub qui a grandi et qui est devenu Abou Mahjoub : il me semble que vous confondez pertinence et sagesse ! Dans tout les cas,vos propres propos ne sont guères "sages", il n’y a malheureusement que la citation de Cyrulnik qui la soit et encore elle est discutable... 2 Hadiths,c’est bien,finalement vous avez quelques références...

6 septembre 2008
le vengeur masquer a dit :
a l attention de mahjoub le croyant prend le sagesse la ou il la trouve c est ce que tu dit .est ce que tu n aurais rien trouver chez le prophète bdsl comme sagesse ???surprenant pourquoi veux tu absolument manger la chair de ton frère as tu point de sagesse ou et tu frustré a ce point de ne point pouvoir écrire un livre et d être seulement reconnue de zouaire et hakim et encore ce dernier a ecrie un livre pour te contrer mais c est du même niveau
6 septembre 2008
majhoub de belfort peut tu nou donner le titre de ton livre stpl les premices....tu peux nous donner la suite stpl
6 septembre 2008
Abou Mahjoub a dit :

A l’attention de Abed dans un esprit de dialogue et d’échange. Le Prophète SWS a dit avec sa pertinence habituelle :"La sagesse est le bien perdu du croyant. Il la puise là où il la trouve." Il ajoute toujours à juste titre :"Adopte la sagesse quelque soit le récipient d’où elle est sortie."

En résumé, la pertinence n’a ni confession, ni idéologie, ni couleur, ni état d’âme. Elle est juste pertinence. Et l’Islam est volonté de pertinence.

5 septembre 2008
smain a dit :
tous d abord bon ramadan a tous .je voulais dire que moi j ai lu le livre et je ne regrette pas c est actuellement ce qui ya de mieux en matière d explications coranique accessible a un maximum de gent .ensuite dans ce livre il ya plein de hadits il doit y en avoir une cinquantaine donc ibn majhoub et hassan c est un coup d epé dans l eau cela prouve que votre démarche et mauvaise et dénudé de tu fondement vous avez gratter pour rien.et majhoub conclu avec une citation de philosophe trop fort meme pas un hadit toi tu et ni coraniste ni sunna ; tu doit faire parti de la meme école que faqir et ton autre confrère philosophe.
5 septembre 2008
abed a dit :

Salam Pour répondre à hassan et à ibn mahjoub : Ne jugez pas l’auteur avant de n’avoir lu son livre !Apparemment vous ne l’avez pas lu.A chaque thème ,l’auteur cite un hadith du prophète et donne l’avis du prophète sur la question et parfois même cite des Sahabahs tels Que Omar ibn Alkhattab .Il n’est donc pas un coraniste comme vous le prétendez.

Pour Hassan : Je tenais à vous dire que le hadith que vous citez sur les femmes qui s’épilent que beaucoup de Oulamas sont partagés,Cheikh Quardaoui a même autorisé l’épilation des sourcils pour les femmes(lelicite et l’illicite dans l’islam).

Pour Ibn Mahjoub : Je ne vois pas pourquoi vous jugez les coranistes de cette façon :"ils ont un coeur malade ! Si vous etes doué d’un coeur Salim,alors revoyez votre comportement ! En plus je trouve déplacé de votre part de citer le Président du Prix Annie et Charles Corrin sur la mémoire de la Shoah,manquez vous de références islamiques. Bonne continuation à tous et bon RAMADAN

5 septembre 2008
Hassan a dit :

la sunnah du prophéte

Peut-on se contenter du Coran et se désintéresser de la Sunnah ? Cheikh Muhammad Nasser-ed-Dine al-Albany Extrait de la conférence : Le statut de la Sunnah dans l’Islam Dieu Exalté soit-Il a révélé le Coran pour l’appliquer. Il dit : "Suivez ce qui vous a été descendu venant de votre Seigneur et ne suivez pas d’autres alliés que Lui." Coran, S7:V3. Il est regrettable qu’un auteur d’un livre sur l’Islam dit, dans sa préface, qu’il l’a rédigé en faisant référence uniquement au Coran. Beaucoup de musulmans d’aujourd’hui interprètent le Coran selon leurs propres passions sans chercher la bonne interprétation dans la Sunnah (ensemble de paroles et d’actes du prophète Muhammad, bénédiction et paix d’Allah sur Lui). Ce sont les "Coranites" qui ne prennent en considération que les paroles du prophète qui correspondent bien à leurs principes et leurs désirs. Ainsi, pour ces "Coranites", le port de l’or et de la soie est légal puisque le Coran ne le mentionne pas, bien que le prophète l’ait interdit. L’Imam Abou Dawoud a rapporté que le prophète Muhammad avait dit : "Ce qu’Allah a rendu illégal, nous le rendons illégal. Le Coran m’est donné (par Allah) ainsi qu’un similaire (la Sunnah)." Le prophète a dit aussi : "Ce que le Messager d’Allah a interdit, Allah l’a interdit". Allah Exalté soit-Il dit : "Nous n’avons envoyé de Messager que pour qu’il soit obéi, par la permission d’Allah." Coran, S4:V64. Puis Il dit : "Non ! ... Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement (à ta sentence)." Coran, S4:V65. Il dit aussi : "Il n’appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu’Allah et Son Messager ont décidé d’une chose, d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son Messager, s’est égaré certes, d’un égarement évident" Coran, S33:V36. De plus Allah Gloire à Lui dit : "Prenez ce que le Messager vous donne ; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous en." Coran, S59:V7. Une femme a demandé à Ibn Massaoude (qu’Allah soit satisfait sur lui) : Est-ce que vous dites : "Que la malédiction d’Allah soit sur les femmes al-Namissates (adjectif qui désigne les femmes qui arrachent ses sourcils ou les sourcils des autres) et al-Motanammissates (adjectif qui désignent les femmes qui demandent aux autres de le faire pour elles), et ceux ou celles qui font le tatouage ?" Il répondit : oui, nous le disons. Elle dit : j’ai lu le Coran du début à la fin et je n’ai pas trouvé ce que vous disiez. Ibn Massaoude répondit : "si tu l’as lu, tu l’aurais trouvé." Puis il lui a demandé : N’as-tu pas lu dans le Coran : "Prenez ce que le Messager vous donne ; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous en". Elle répondit : certainement si. Il dit : j’ai entendu alors le prophète Muhammad, bénédiction et paix d’Allah soient sur lui, dire : "Que la malédiction d’Allah soit les al-Namissates ..." (rapporté par Bukhari et Muslim). Donc toutes ces citations montrent bien que la législation divine n’est pas seulement représentée par le Coran mais à la fois par le Coran et la Sunnah. Par conséquent, celui qui prend sa source uniquement de l’une de deux références à l’exclusion de l’autre, manque toutes les deux références.

5 septembre 2008
Ibn Mahjoub a dit :
Au nom d’Allah le Clément, le Miséricordieux, Ce qui se lit en filigrane de cette interview, c’est la démarche coraniste qui évacue la Sunna (seconde source de l’élaboration du droit musulman). Or le coraniste prétend puiser exclusivement dans le Coran oubliant que c’est le Coran lui-même qui légitime la Sunna authentique en vertu d’une multitude de versets dont « Nous t’avons révélé le Rappel afin que tu expliques clairement aux hommes ce qui a été révélé a leur intention. » (16/44). Méditons encore le verset suivant : « Prenez ce que le prophète vous donne et abstenez-vous de ce qu’il vous interdit. Craignez Dieu ! Dieu est terrible dans son châtiment. » (59/7) ; voir également (3/32), (4/59), (4/80), (4/83), (4/65), (33/36). Ces versets sont largement suffisants pour rabattre le caquet à n’importe quel coraniste qui s’évertue à neutraliser la sunna authentique. Nous sommes tentés de dire aux coranistes à l’instar du Coran : « vous croyez en certains versets et vous rejetez d’autres ? (2 /85) » Alors que la Guidance d’Allah est une et indivisible. De plus, le coraniste doit s’acquitter nécessairement, comme tout musulman qui se respecte, de ce qui constitue le rite islamique (la prière, la zakat, le jeûne, le pèlerinage). Or, le Coran rend certes obligatoire le rite islamique, mais les modalités pratiques d’acquittement sont énoncées par le Prophète (PSDL). Dans ce cas de figure, comment donc le coraniste s’acquitte-t-il de la prière par exemple ? En imaginant une chorégraphie quelconque pour satisfaire ses tendances égocentriques ? Ou en la rendant carrément non obligatoire donc soumise aux désirs et aux plaisirs de son ego ? Les coranistes lisent le Coran avec leurs « ego/passions » alors que le Coran se lit et se médite avec le « Cœur ». Allah, Exalté soit-il, énonce effectivement dans le Coran (50/37) : « Voici vraiment un Rappel pour celui qui possède un cœur, ou tend l’oreille, et porte témoignage. » Allah insiste en révélant dans la sourate 13, versets 19-22 : « Seuls réfléchissent ceux doués de cœurs… » qu’Allah, Exalté soit-Il, caractérisent dans ces versets par des attributs que le commun des musulmans ne possède guère ; il s’agit, en effet, de la véracité, de la crainte révérencielle (alkhachia), de la patience, de la piété et de la vertu. Et Allah, Exalté soit-Il, d’enfoncer le clou en affirmant : « Ne parcourt-ils pas la terre ? N’ont-ils pas des cœurs qui raisonnent et des oreilles qui entendent ? Ce ne sont pas les yeux qui sont aveugles, mais ce sont les cœurs qui sont dans les poitrines. » (22/46). Mais, la raison à laquelle fait allusion M, Alâjami n’est aucunement l’Intellect (Al’Aql’) tel que le définit le Coran et qui suppose un cœur salim’ (sain, voire saint). La raison dont l’interview fait la promotion est la raison « mutilée et mutilante ». Mutilée parce qu’elle s’est coupée du « cœur » donc de la foi Ainsi s’enracine-t-elle dans les raisons de l’ego au détriment de celles du « cœur ». Mutilante parce qu’elle aboutit à l’insensé qui est le rejet de la sunna authentique. Bref, la raison que plébiscite M. Alâjami est celle qui « me fait choisir la destruction du monde à une égratignure au doigt », une raison que caractérisent le pragmatisme et l’utilitarisme. Alors que « l’Intellect » au sens coranique est « une révélation intérieure » (Abou Hamid Alghazali). Il suppose un cœur salim’ contrairement à celui des coraniste qui est saqim’ (malade). En conclusion, « Ce que dit vraiment le Coran » est nécessairement le résultat vicieux d’une démarche viciée : la démarche sectaire coraniste. Car « C’est la méthode qui produit le résultat et non pas le fait ». (B. Cyrulnik).
5 septembre 2008
smain a dit :
faqir est un petit prof de philosophie il na pas le niveau de ajami c est dommage parce que c est seul référence ne sont pas les siennes il fait que citer des citation de philosophes mort et enterré. mais il y arrivera un jour inchallah
5 septembre 2008
Karim B, Montréal a dit :

salam aleykoum à tous et à toutes

Pour Souad et les autres :

Si je devai commenter l’intervention de Faqir je dirai que le ton et la manière pris par celui-ci dans sa tentative de prendre mr Al Ajami de haut en le disputant sur des notions sémantiques équivoques ne lui fait pas particulièrement honneur.

Mais je n’ai pas de problèmes avec le contenu de son intervention.

Monsieur a le droit à ses opinions et de les partager.

Ce site est un endroit par excellence pour le faire.

Et Dieu -Exalté Soit-il- Est en vérité le plus Savant.

Ramadankoum Mubarak !

4 septembre 2008
salam waglioni je suis tout a fait d accord avec toi pour comprendre ce que dit vraiment le coran il nous faudrait lire du ibn arabi ou lemir abdel kader mais c pas ce qua voulu al ajami je trouve ton analyse très bonne celle du juste milieu et je suis sur que ajami a voulu quelque chose d abordable et ne pas intellectualiser et rendre son livre inaccessible au commun des mortel je pense qu il aura l occasion de nous montrer son véritable potentiel d interprétations du coran et la je crois qu il a falloir s accrocher. salam a tous et a toi
4 septembre 2008
Waglioni a dit :

Pour entrer dans la discussion engagée par Faqîr, smain du maroc, Karim B. et Souâd, je voudrais faire remarquer simplement que chacun appréhende les notions fondamentales à la mesure de sa complexion (de sa nature et de ses connaissances acquises). Ainsi, Faqîr a parfaitement raison, et exprime avec beaucoup de clarté que :

"Le ta’wîl qui a la même racine que ’awal (premier) est le dévoilement immédiat du principe -donc non soumis au raisonnement"

mais je ne pense pas que Al’Ajamî se place dans cette perspective, son propos est tout "extérieur". Evidemment, le titre "Que dit vraiment le Coran" peut induire en erreur, mais cette erreur n’est pas vue comme telle par ceux auxquels l’auteur semble vouloir s’adresser. Si l’on veut savoir vraiment ce que dit le Coran, au sens où le voudrait Faqîr, il faudrait plutôt s’en remettre à Ibn ’Arabi. Mais alors, ceux qu’Al’Ajamî cherche à convaincre, n’y comprendraient peut-être rien.

4 septembre 2008
Souâd a dit :

Essalam alaïkoum,

Non, Karim B ., il n’y a pas de médisance. Faqîr donne au mot ta’wil sa signification première, métaphysique, supra-cosmique alors qu’El Ajami - puisqu’il précise lui même qu’il fait une lecture littérale du Coran - donne à ta’wîl une signification extérieure (Connaissance directe et Connaissance indirecte, par reflet, selon la terminologie guénonienne)littérale donc.

Par ailleurs, Hamza anticipe mais ses questions méritent d’être posées.

Mangeons les fruits mais veillons à ne pas couper l’arbre ni casser ses branches. Si nous soignons bien toutes ses parties, le fruit n’en sera que meilleur.

Salam wa Ramadhan Karim.

4 septembre 2008
omar de paris a dit :
salam a tous et ramadan moubarak moi je l ai eu mardi et je lai presque finit c est un livre très intéressant j ai apprit beaucoup de chose je le recommande vivement tous les préjuger que nous avons sur notre religions et je comprend mieux le titre" que dit vraiment le coran" on croit savoir plein de chose sur des sujet qui nous concerne tous comme le voile la polygamie la "lapidations" charia ect ect . merci al ajami pour tous c est éclaircissement que dieu vous donne pour ce travail qui et si important pour la jeune communauté et je suis sur que vous avez fais ça en toute modestie merci encore et ramadan moubarak
3 septembre 2008
Karim B, Montréal a dit :

Salam aleykoum à tous et à toutes et

Ramadan Moubarak à tous les frères et soeurs.

Félicitations à Oumma.com pour leurs succès :

votre succès est notre succès et tous les musulmans francophones ou francophiles du Québec au Congo au Vietnam à la France peuvent en être fiers.

Merci au frère Al’Ajami pour un travail exécuté de toute évidence avec le seul désir de plaire à Dieu -Exalté Soit-il-.

Je peine à imaginer la quantité de travail et l’aprêté du labeur que vous y avec investit...

la fierté d’avoir suivi sa foi et mener à terme sa quête est un salaire suffisant.

Merci.

Que Dieu -Exalté Soit-il- pardonne, inchAllah, les médisants et les mauvaises langues qui voudraient jeter de la poussière sur vous et/ou sur votre oeuvre.

Dieu -Exalté Soit-il- est Rahman wa Rahim et je suis persuadé qu’il vous pardonnera si jamais vous avez fait des erreurs.

Erreurs que TRÈS PEU de personnes dans ce monde sont en mesures d’évaluer...

Et vraiment !

Dieu -Exalté Soit-il- Est le plus Savant.

Merci Oumma.com

Continuez le bon travail, continuez à nous faire connaître les Al Ajami de ce monde et à nous offrir un tel lieu de discussion.

Sincères salamtations.

Wa salam

3 septembre 2008
salam a tous et ramadan moubarak. enfin un auteur qui parle de chose intéressante et qui les explique de façons claire bravo al ajami continué comme ça y en a marre des incultes qui étale des pages et des pages, et il n ya que qui comprenne ce qu il écrive "et encore" genre les philosophes ; pouvez vous nous dire si vous faites des conférence je ss impatient salam a tous et bon ramadan
3 septembre 2008
abed a dit :
Salam Je félicite l’auteur pour le travail qu’il a fourni.Un effort dans le chemin de Dieu vaut beaucoup ici-bas. Ce livre apporte sans doute un éclairement supplémentaire dans l’approche du coran et surtout une autre façon de l’aborder,une autre méthodologie.Je tenais à dire également que la méthodologie scientifique doit etre La méthode utilisée pour aborder n’importe quel sujet rationnellement.Je souhaite un vif succés au livre et à son auteur inchaallah , Ramadan Moubarak à tous. Je kiffe le Kabyle...
3 septembre 2008
Le Kabyle a dit :

Salam ,

Je sais pas pour vous, mais cette article m’a apporté une bouffée de fraicheur.
Moi qui m’endormais pendant les Joumouha, et devant la multitude de bouquins à la mode qui traites « de tout » et pour beaucoup d’entre eux « de rien », je suis tout à coup impatient de lire cette approche nouvelle que nous donne l’auteur de notre livre sacrée.
Félicitation encore pour votre travail.
Et juste un conseil au philosophe de quartier ...Un peu de RESPECT pour ceux qui sacrifient de leur temps à nous apporter un éclairage supplémentaire dans la connaissance de notre religion.
BON RAMADAN A TOUS !!

3 septembre 2008
Mennade a dit :
Ce livre parait très prometteur, on a tant attendu un livre semblable, qui pourrait expliquer clairement et simplement ce que dit réellement le Coran, et répondre ainsi à des questions souvent posées par les nouvelles générations musulmanes, et même par les non musulmans. il pourrait être révolutionnaire dans une époque pauvre en livres de ce genre.
3 septembre 2008
Tawfiq a dit :

Excellente interview, qui donne envie de lire le livre pour connaître les développements plus détaillés de l’auteur sur ces questions importantes.

Aujourd’hui, il y a un vif (faux) débat au sujet de la charia. Certains disent qu’elle est caractérisée par de nombreuses insuffisances, qu’il faut la réformer (c’est-à-dire la modifier) pour l’adapter aux règles du droit moderne en matière de droits humains, de droits de la femme, etc.

D’autres disent qu’elle a fait son temps, et qu’il faut simplement la réformer (comme on réforme un véhicule qu’on a cessé d’utiliser) pour lui substituer les règles du droit positif, tel qu’il s’est développé en Occident.

Faux débat, à mon sens, parce que la charia, c’est le droit des musulmans, et qu’à ce titre, on ne peut pas le réformer comme on réforme un vieux véhicule.

D’autant plus que ce n’est pas la charia qui pose problème, mais ce que les musulmans en ont fait, à la suite des interprétations qui ont été données par les uns et par les autres à différents versets, à travers les siècles et les différentes régions du monde,

Il est donc essentiel de revenir au message d’origine, celui de la Révélation, dont « l’unique but est de fournir des repères manifestes à l’homme en quête de sens. »

Comme l’expliquent tous les juristes musulmans, la charia est valable en tous temps et en tous lieux, à cause de son extraordinaire capacité d’adaptation aux circonstances les plus diverses.

C’est pour cela qu’il y a plusieurs rites (Abou Hanifa, Malik, Chafi’i, Ibn Hanbal, chi’a, etc.) qui existent dans différentes régions du monde, sans que nul juriste musulman ne s’étonne de la situation.

C’est pour cela que les droits humains, et les droits de la femme en particulier, sont interprétés de manière très différente d’un Etat à l’autre, d’un Code de la famille à un autre.

Si la charia fait montre d’une telle flexibilité, c’est parce qu’elle a surtout cherché à protéger les droits des faibles et des opprimés, des femmes, des enfants, des esclaves. Elle a montré la voie du progrès, elle a indiqué les moyens de changer les situations qui avaient besoin d’être réformées, mais elle n’a pas figé les situations, ni les solutions qui pouvaient leur être appliquées.

De ce point de vue, on peut affirmer en toute sérénité que la charia est parfaitement compatible avec le droit positif, dans ce qu’il a de meilleur en matière de protection des droits humains.

Mais, au cours de l’histoire, les dirigeants des communautés musulmanes ont favorisé l’application des interprétations qui répondaient le mieux à leurs objectifs sociaux, ou à leurs choix personnels, ou qui leur permettaient de consolider leur emprise sur la communauté qu’ils dirigeaient.

Ils ont institué l’ère du « taqlid » (imitation) qui a succédé au temps du « tajdid » (renouvellement) initié par la Révélation. Ils ont ainsi bloqué la dynamique sociale impulsée par la Révélation, pour lui donner toutes les caractéristiques d’une situation statique, figée.

Tout cela n’a rien d’étonnant, et n’est pas propre à la culture islamique, mais se retrouve dans l’histoire de toutes les cultures mondiales.

La civilisation humaine semble progresser en passant d’une situation de blocage à une autre, mais en empruntant une voie de progrès entre les deux. Celle qui ne trouve pas sa voie de progrès reste bloquée définitivement, jusqu’à son dépérissement total.

Cette proposition a été parfaitement illustrée par des études célèbres, telles que « Une étude de l’Histoire » d’Arnold Toynbee ou « La théorie des révolutions scientifiques » de Kuhn.

A cause de ce gel de la pensée novatrice musulmane pendant des siècles, les experts en droit musulman, élevés dans une tradition donnée, et auxquels on a inculqué le respect absolu de cette tradition, sont incapables d’envisager qu’il puisse exister une autre vision des choses.

Ils s’appuient sur un « hadith » attribué au Prophète, rapporté par al-Bokhary, et répété à tous les prêches du vendredi, selon lequel « toute innovation est une bid’a » qui conduit celui qui l’entreprend droit en enfer.

Un tel hadith conduit à un blocage total de la pensée humaine, contrairement à ce qui semble être l’enseignement fondamental de la Révélation, basé lui-même entièrement sur la remise en cause du statu quo qui existait en Arabie au 7ème siècle, et sur l’innovation dans tous les domaines où cela était requis.

Heureusement, aujourd’hui, de plus en plus de personnes ressentent le besoin de débloquer cette situation, de sortir du cycle du « taqlid », pour envisager une nouvelle ère de « tajdid » dans la culture islamique.

Mr al-Ajami appartient clairement à cette catégorie de novateurs, et son livre (si j’en juge par l’interview) devrait fournir des bases intéressantes pour que chacun d’entre nous puisse procéder à sa propre réflexion, de manière fructueuse, sur ces questions.

3 septembre 2008
smain du maroc salam a dit :
bjr je crois que faqir est jaloux parce que lui est pas capable de faire mieux "et je suis qu il est philosophe de formations ca se voit dans son style "il en a pas" faut pas confondre les vieux débats q avait soufis mon frère.est l auteur doit le savoir il va pas s étaler sur ces détails. au moins lui a fait le travail et il explique ca c est courageux et les avis de la rédactions qui sont pas des incultes plaide pour lui. et toi ta écrit koi ?????rien ?
3 septembre 2008
Hamza a dit :

L’étude proposée est une belle initiative documentée et prometteuse (je n’ai pas encore lu livre). En revanche, en plus de quelques contradictions déjà soulevées par d’autres frères et qu’il serait fastidieux de reprendre, il me semble que le projet de l’auteur est quelque peu "mal engagé" car je demande aimablement à l’auteur :

  •  En quoi votre analyse serait plus objective et plus dépassionnée que celle d’un Averoes ou d’un Razi ?
  •  Pourquoi les avis de prédécesseurs seraient-ils balayée d’un revers de main ?
  •  Pourquoi dois-je faire mienne votre notion plus que discutable de "définitions fondamentales ?

    J’espère que dans votre livre vous éclairez le lecteur sur ce types de questions.

    Bon Ramadan à tous et à toutes !

  • 3 septembre 2008
    faqîr a dit :

    Le ta’wîl qui a la même racine que ’awal (premier) est le dévoilement immédiat du principe -donc non soumis au raisonnement et la démonstration- ou de l’essence de la forme textuelle. Il est opéré par l’intellect (aql-al-’awal) de l’être qui est supra-individuel.

    Le tafsîr c’est le processus d’explication du signifiant, de l’expression, de la forme, du sens littéral. Il est opéré par la faculté rationnelle démonstrative purement individuelle.

    Comment l’auteur a pu donner des définitions aussi fort inexactes ?

    On s’étonne aussi, que l’auteur ait pu parler de lecture rationnelle sans préjugés. Car la faculté rationnelle part toujours de certains éléments qui sont les produits de jugements antérieures, donc de pré-jugés...Ne serait-ce que de (pré-) jugé qu’il n’y aurait pas de préjugés dans notre lecture !

    D’ailleurs, les lecteurs attentifs trouveront dans cet entretien plein de contradictions de ce genre.

    3 septembre 2008
    AL-HAUSSEIN (Abidjan,COTE D(IVOIRE) a dit :
    salam aleikoum ! un article dont la profondeur est incontestable !Un vrai regal.J’apprecie particulièrement les mise au point de l’auteur concernant le Coran et son interprétation à travers le temps
    3 septembre 2008
    Modeste MAMBO AMISI a dit :

    Je suis vraiment comblé par cette traduction car il m’a toujours été difficile de partager avec ma famille biologique du pourqoui de ma converson en ISLMA Que le ALLAH(swt) puisse nous guider durant ce mois de ramadhan

    Modeste MAMBO AMISI Bukavu-RDCongo

    3 septembre 2008
    Ewing Ahmed a dit :
    je viens de lire cet entretien trop instructif et vous en remerçie. la demarche de l’auteur rencontre le desir de beaucoup des musulmans qui subissent les assauts des chrétiens face à un type de comportement affiché par des musulmans. au regard du temps nombreux voudraient savoir le sens profond du coran. le coran est plein de sagesse et connaissances. nous devrions le découvrir. pas seulement subir les chocs de la science et du modernisme parce que veritablement la science telle que nous l’entendons est depuis le 15ème siècle dans le coran. nous sommes en avance et pas en retard. nous ne devons pas aller vers un modernisme aveugle. il nous faut d’abord chercher à comprendre ce que dit le coran, le sens profond des versets. je suppose que l’auteur du livre "que dit vraiment le coran" nous apporte des clarifications. merci. comment acheter ce livre pour nous qui sommes de la rd congo ?
    3 septembre 2008
    zekerk a dit :

    Chapeau pour cet article de qualité, oui à la Guidance éclairée, et non à l’obscurantisme des "vieux commentaires" et de certains rites traditionnels.

    Inch’allah...

    3 septembre 2008
    Mimoun a dit :
    Cet entretien nous interroge nous musulmans sur la manière dont nous lisons le Coran. Le Coran est un livre ouverT, qu’il faut sans cesse interroger et non pas le lire selon une lecture figée et dogmatique.
    3 septembre 2008
    Larbi a dit :
    Splendid. Ce qui est dit dans cette interwiew est tout simplement lumineux. Rien à redire de la réflexion solide et brillante.
    3 septembre 2008
    Aziza a dit :
    Assalam aleykum, Je vous remercie encore une fois pour cet article de qualitÉ. Pas besoin d’etre un devin pour comprendre que nous sommes À un tournant decisif (en tant que musulman, mais aussi en tant qu’humain) de notre histoire. La religion ne devrait plus simplement etre un ensemble des regles et lois auxquels on est soumis, sensÉs regir une communautÉ, elle devrait nous epanouir, nous guider comme il le dit ; l’homme le sent, il a besoin de plus que des regles et injonctions aujoud’hui. Et je crois que l’auteur est sur une bonne voie, en proposant de relire literalement le coran. Quel effort ! Est-il vraiment possible de se debarrasser de tout "pre-texte", prejugÉs. Mais il faut essayer. Re-merci pour l’article. Tres bon, vraiment !Dans ce sens qu’il permet de reflechir encore une fois sur des sujets fondamentaux. Je voudrais savoir comment faire pour obtenir ce livre (j’habite en RD congo, afrique) ?
    3 septembre 2008
    karima a dit :
    je trouve se savant tres éclairer pour une fois qu on peut lire des choses intéressante sur le coran c est dommage qu il soit pas assez connue "si quelqun c est si ce savant fait des conferances dite le mois merci salam et ramadan moubarak
    3 septembre 2008
    Rachid ZANI a dit :
    Le CORAN est intemporel. Il a pour but de soutenir l’homme dans sa quête du savoir(ijtihad)afin de le préparer à rencontrer Son Créateur. Sourate LUQMAN : "27. Quand bien même tous les arbres de la terre se changeraient en calames [plumes pour écrire], quand bien même l’océan serait un océan d’encre où conflueraient sept autres océans, les paroles de Dieu ne s’épuiseraient pas. Car Dieu est Puissant et Sage. "
     
    Oumma Television Pakistan 2010

     





     

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